Des archéologues examinent la momie d’un chat égyptien ancien et font une découverte inattendue


Surprenant et inattendu.

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Les méthodes d’embaumement ou de traitement du corps décédé utilisées par les anciens Égyptiens sont appelées momification.

Utilisant des méthodes distinctives, les Égyptiens extrayaient toute l’humidité du corps, laissant seulement une forme séchée qui ne se décomposerait pas facilement. Le processus de momification a été pratiqué tout au long de l’histoire de l’Égypte ancienne.

Selon les érudits, le processus de momification du corps du défunt a commencé dans l’Égypte antique vers 3500 av. J.-C., plus de 1200 ans avant la première pyramide d’Égypte, la pyramide à degrés de Saqqarah fut construite par le pharaon Djéser.

Avant cette période, vers 5 000 av. J.-C., les érudits ont découvert les premiers cretons de l’époque badarienne qui contenaient des offrandes ainsi que des objets funéraires, une caractéristique révélatrice de la croyance précoce dans l’après-vie. Cependant, pendant cette période, les corps des défunts n’étaient toujours pas momifiés.

Par la suite, les tombes égyptiennes anciennes ont évolué et au début de la période des dynasties archaïques de l’Égypte antique, la mastaba a remplacé la tombe simple plus primitive. Les mastabas étaient reconnues dans l’Égypte ancienne non pas comme le lieu de repos final, mais comme la demeure éternelle du corps. La mastaba était considérée comme une sorte de palais transformationnel où l’âme quittait le corps pour vivre dans l’au-delà.

Pendant l’Ancien Empire égyptien, la momification était devenue une pratique courante dans la culture égyptienne ancienne.

Le chat momie du Musée des Beaux-Arts de Rennes. Crédit image : Musée des Beaux-Arts de Rennes / INRAP.

Un chat momie

Au cours de la dernière décennie, grâce à un meilleur accès aux nouvelles technologies d’imagerie médicale, la recherche sur les momies animales dans l’Égypte ancienne a fait des progrès significatifs dans la compréhension de l’histoire et de la culture de cette civilisation.

Un chat égyptien momifié de 2 500 ans, appartenant à la collection du Musée des Beaux-Arts de Rennes, en France, a été disséqué grâce à la technologie numérique qui a permis aux chercheurs d’en apprendre davantage sur l’intérieur.

À la surprise des archéologues, ils ont trouvé plus que ce qu’ils avaient prévu.

Le chat momifié a subi des tomodensitogrammes non invasifs ayant permis aux experts de voir la structure interne de la momie. Les chercheurs ont ensuite créé un modèle 3D de l’intérieur de la momie, qui a ensuite été analysé avec la réalité virtuelle et augmentée.

La technologie de pointe a permis à l’intérieur de la momie d’être révélé au monde, plus de 2 500 ans après sa momification d’origine.

À la surprise des archéologues, les chercheurs ont découvert non pas un, mais les restes de plusieurs chats à l’intérieur de la “momie chat”.

Malgré de nombreux restes de chats, les chercheurs disent qu’ils n’ont pas pu repérer les vertèbres ni les côtes.

L’intérieur de la momie comportait une boule en textile au lieu de la tête, ainsi que cinq pattes arrière et trois queues incomplètes.

“Avec un scanner médical, on s’attend toujours à trouver quelque chose. Dans ce cas, nous nous attendions à voir un chat et non plusieurs chats, mais ce n’est peut-être pas si exceptionnel. Il y a des millions de momies animales, mais peu ont été imaginées. Certaines sont vides, d’autres ne contiennent qu’un seul os, parfois le chat est complet. La momie de Rennes est une variante. Certains chercheurs pensent qu’il s’agit d’une ancienne arnaque organisée par des prêtres sans scrupules”, révèle Theophane Nicolas, l’un des chercheurs de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP).

Les vestiges archéologiques sont des témoins fragiles à analyser, interpréter, préserver et valoriser. Jusqu’à présent, les techniques de numérisation se limitaient à la surface des objets, monuments et sites.

Les approches numériques innovantes développées par les chercheurs permettent de fournir des informations non destructives sur la nature interne des vestiges tout en offrant une grande connaissance et un enrichissement du patrimoine archéologique laissé par nos ancêtres.

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Source : Curiosmos – Traduit par Anguille sous roche

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