Une IA serait désormais capable d’écrire ses propres programmes

propres programmes

Le géant américain Microsoft présente le système DeepCoderune en collaboration avec l’université de Cambridge. Cette intelligence artificielle (IA) est capable de coder en assemblant des lignes de codes d’autres logiciels.

Ainsi une IA serait à ce jour devenue assez intelligente pour emprunter des morceaux de code à d’autres programmes afin de résoudre des problèmes de base. Le système DeepCoder basé sur le deep learning est en effet capable de coder en synthétisant des morceaux de codes déjà existants. Le processus est simple : on lui donne une liste d’entrées et de sorties, l’intelligence artificielle analyse le problème et cherche les lignes de code pour arriver au bon résultat dans sa base de données.

DeepCoder utilise des réseaux neuronaux pour trouver les fragments de code qui fonctionnent le mieux ensemble. L’idée est tout simplement de déléguer à une machine la création de logiciels. Le but ici n’est pas de mettre les programmateurs humains à la rue, mais bien de « rendre service à l’Homme ». DeepCoder permet en effet de gagner du temps en créant des programmes en une fraction de seconde et en étant capable de synthétiser des morceaux de code.

L’intérêt du recours à une telle intelligence artificielle pour ce type de tâche tient donc au fait que celle-ci travaillera plus rapidement qu’un humain tout en ayant la capacité de synthétiser une quantité de données bien plus importante. L’objectif à terme est ici de permettre à quiconque de créer son programme sans forcément avoir acquis des connaissances en codage. Vous partez d’une idée et DeepCoder fera le reste. « Cela pourrait permettre à des non-développeurs de simplement décrire leur idée de programme et laisser le système le construire », souligne Mark Brockschmidt, l’un des créateurs de l’IA pour Microsoft, cité par New Scientist.

Pour l’instant, DeepCoder ne peut résoudre que les problèmes de programmation simples qui nécessitent environ cinq lignes de code, mais les chercheurs espèrent pouvoir faire évoluer cette échelle et la rendre plus accessible aux non-codeurs à l’avenir. Il s’agit là d’une collaboration Homme-machine et d’une évolution à laquelle vous et moi pourrons un jour nous en remettre pour accomplir la partie la plus fastidieuse ou rébarbative du travail de programmation afin de se concentrer sur des tâches plus élaborées.

Source : SciencePost

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