Daniel Cohn-Bendit avance de fausses informations sur une candidate LFI, puis plaide l’erreur


Sur LCI, Daniel-Cohn Bendit a accusé des militants, dont la candidate LFI à la mairie de Clermont-Ferrand, d’avoir participé à des violences lors des vœux du candidat LREM. Cette dernière n’ayant pas été présente, l’ex-eurodéputé dit «s’être trompé».

Ce 19 janvier, Daniel Cohn-Benit, figure de Mai 68 s’en est pris à la candidate La France insoumise (LFI) aux municipales à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), l’accusant d’avoir participé au chahut lors des vœux du candidat La République en marche (LREM) de la préfecture du Puy-de-Dôme, le 11 janvier.

«Une cinquantaine, une quarantaine de LFI, CGT et la candidate LFI attaquent le siège, cassent les vitres, commencent à cogner ceux qui sont dedans, c’est ça le problème !», a déclaré Daniel Cohn Bendit.

De quoi provoquer la colère de Marianne Maximi, la tête de liste insoumise à Clermont-Ferrand, qui a démenti. «Ce soir sur LCI, Daniel Cohn-Bendit affirme que j’aurais frappé des militants et cassé les vitrines du local de campagne LREM. Il s’agit bien évidemment de mensonges, mais le plus grave c’est que cela puisse être dit sur une chaîne télé. Je demande un démenti au plus vite», a-t-elle posté sur Twitter.

Cette déclaration de Marianne Maximi n’était visiblement pas arrivée jusqu’à Daniel Cohn-Bendit lorsque, le 20 janvier, il a repris cette même anecdote, évoquant notamment des personnes «qui rentrent» et «qui cassent» dans le local. «C’est une pratique courante chez vous les fake news pour décrédibiliser une candidate aux élections municipales ?», s’est alors interrogée la candidate LFI à Clermont-Ferrand.

Pas d’échange de coups ni de candidate LFI

Que s’est-il vraiment passé le 11 janvier lors de la présentation des vœux d’Eric Faidy, candidat LREM aux municipales ? Selon France 3 Auvergne – Rhône-Alpes présent sur place, une centaine de manifestants ont tenté de pénétrer dans la permanence du candidat, pour protester contre la réforme des retraites, provoquant une bousculade, et obligeant les forces de l’ordre à intervenir. Des manifestants ont également jeté des œufs sur la permanence.

Pas de trace, non plus, de la candidate LFI, selon Eric Faidy lui-même. «Ce qu’il a dit [Daniel Cohn-Bendit] est factuellement incorrect, c’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de bris de vitre et Marianne Maximi n’était pas parmi les personnes qui manifestaient devant la permanence», a-t-il déclaré à France 3.

Les journalistes présents sur les lieux sont eux aussi formels : «Les images montrent une bousculade intense, mais pas d’échange de coups. En tout cas, rien qui ressemble aux manifestants qui “commencent à cogner ceux qui sont dedans” décrit par Daniel Cohn-Bendit», affirme France 3.

De son côté, le journal local La Montagne évoque un «bref moment de tension lorsque les manifestants ont tenté de pénétrer dans le local de campagne» qui n’a «rien de comparable aux exactions que décrit» l’ancien eurodéputé écologiste.

Cohn-Bendit reconnaît s’être «trompé»

Contacté par Checknews de Libération, Daniel Cohn-Bendit s’est expliqué. Il a reconnu s’être «trompé» et a ajouté «cela m’arrive même à moi».

«Vérification après vérification, le masque tombe mais toujours aucune trace d’excuse de la part de LCI ou Daniel Cohn-Bendit. Consternant. Bien maladroite tentative de décrédibilisation de notre campagne, si vite démasquée», a réagi Marianne Maximi.

La candidate a notamment reçu le soutien du leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. «Cohn-Bendit répète pendant deux jours un mensonge contre une militante LFI sur les plateaux. Aucun journaliste ne vérifie. Aucun démenti n’est diffusé. Fake News officielle», a-t-il tweeté.

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Source : RT France

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