La NASA avance sa mission vers 16-Psyché, l’astéroïde qui vaut plus cher que toute la richesse de la Terre

16-psyché

Initialement prévu pour 2023, le lancement de la mission 16-Psyché de la NASA vient d’être avancé à 2022. Objectif : étudier cet astéroïde unique en son genre, presque exclusivement composé de métal.

16-Psyché est l’un des dix astéroïdes les plus massifs de la ceinture d’astéroïdes. Il fait plus de 200 kilomètres de diamètre et contient un peu moins d’1% de la masse totale de la ceinture d’astéroïdes. Considéré comme le noyau ferreux apparent d’une protoplanète, Psyché est composé quasiment uniquement de ferronickel, d’où son attractivité. Sa valeur est certes inestimable (quoique si, elle s’élèverait à 10.000 quadrillions de dollars), les chercheurs s’intéressent surtout à l’objet dans de but de percer les mystères de sa formation. C’est en effet la première fois qu’une occasion est offerte d’étudier un monde qui ne soit ni de pierre ni de glace.

La Nasa prévoyait il y a quelques mois de lancer en 2023 une mission robotisée éponyme, pour atteindre et étudier Psyché (la mission est, avec Lucy, l’une des deux retenues parmi les cinq finalistes du programme Discovery). Elle vient de l’avancer à l’été 2022. Par ailleurs, la NASA annonce que la sonde pourrait arriver sur place (ceinture d’astéroïdes, entre Mars et Jupiter) 4 ans plus tôt que prévu initialement grâce aux calculs d’une nouvelle trajectoire. La sonde devrait alors arriver aux alentours de 2026. “Avancer la date de lancement nous permettra de réaliser nos objectifs scientifiques plus tôt et à moindre coût”, a déclaré Jim Green , directeur de la Division des sciences planétaires au siège de la NASA à Washington.

Selon l’agence américaine, cette mission “aidera à mieux comprendre comment le Soleil et sa famille de planètes se sont formés, ont évolué au cours du temps, et sont devenus des lieux où la vie a pu se développer et se maintenir”. Cette mission serait un véritable voyage dans le temps vers l’une des premières périodes d’accrétion planétaire, à l’heure où les premiers corps se différenciaient, se pulvérisaient et s’assemblaient suite aux nombreuses collisions. “C’est également une exploration, par procuration, de l’intérieur des planètes terrestres et des satellites aujourd’hui”, rapporte le chercheur, “nous ne pouvons pas visiter un noyau métallique d’une autre manière”.

Source : SciencePost

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